Un bon nombre de gens parviennent à connaître un artiste par son image publique et se demandent qui est vraiment derrière cette image. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour dresser mon propre portrait, mais je vais tout de même essayer. Fille d’une infirmière et d’un négociant de bétail, j’ai grandi dans le Manitoba rural et j’ai eu la chance d’avoir une enfance relativement sans contrainte et plutôt bucolique à la campagne. Quand j’étais petite, je rêvais de devenir vétérinaire, mais comme très souvent “les projets mêmes les mieux intentionnés prennent une tournure inattendue”, ce fut la musique qui me choisit, et non l’inverse. Aussi étonnant que cela puisse paraître, malgré toutes ces années passées à monter sur scène, je ne pense pas vraiment posséder le type de forte personnalité très extravertie qui prédispose à une carrière en musique. Au contraire, je crois plutôt avoir le tempérament de quelqu’un qui se trouve être dans son élément dans un environnement champêtre, comme, par exemple, sur une ferme, lors d’une de ces petites soirées sans cérémonie entre amis. À la fin des années 70, j’ai eu le coup de foudre pour ce qu’on appelle aujourd’hui la musique d’inspiration celte. Or, mon aventure n’a véritablement commencé qu’au moment où je me suis sentie interpellée par l’histoire de ce patrimoine musical, tout d’abord, à une exposition d’objets celtes à Venise en 1991 où j’ai beaucoup appris sur l’omniprésence des Celtes tant d’un point de vue géographique qu’historique. J’ai vite été séduite par la richesse et la diversité des sons, des rythmes et des récits de cette très vieille civilisation. J’ai découvert des mythes et des traditions qui se ressemblent d’un endroit à l’autre du globe, des gens qui partagent des traits ou des points communs et qui en même temps, sont manifestement uniques. |
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